Melbourne : découverte d’une ville où il fait bon vivre

Première petite ballade dans la charmante ville de Melbourne après avoir pris une douche chaude dans une station BP et ¾ d’heure de trajet dans le train vers Melbourne.
Vêtus de nos jeans et manteaux, nous commençons à découvrir la ville sous un ciel grisâtre et chargé. Nous marchons, puis marchons encore pour découvrir le CBD (centre ville), le « federation square », lieu propice aux découvertes artistiques et aux manifestations en tout genre. A deux pas de ce lieu, deux églises au beau milieu de buildings, cette vision est cocasse, puis on arpente la fameuse rue pavée « Hosier lane », où le street art a transformé cette rue en musée. Nous continuons notre promenade pour découvrir le parlement, Chinatown, et Bourke Street, grosse avenue commerciale, où de nombreux artistes de rue font résonner leur talent pour quelques sous. Ainsi la journée s’achève, nous rentrons en gare pour grimper dans le train vers Little River, notre spot où nous dormons.

Le lendemain, le soleil est présent, nous allons pouvoir visiter d’autres quartiers de Melbourne, et s’excentrer du cœur de la ville. A 15 minutes de Tramway de la gare, nous arrivons à Fitzroy où l’ambiance est excellente pour déguster un bon café en terrasse et saliver devant les menus divers et variés des restaurants en tout genre qui bordent la rue principale. On se contentera du café pour préserver nos bourses de voyageurs. Le faubourg est paisible, nous découvrons petit à petit pourquoi Melbourne est si prisé.

Début d’après-midi, changement de décor pour rejoindre St Kilda, autre quartier au Sud de Melbourne, lieu de détente des Melbourniens, où il fait bon de se promener sur le front de mer, observer la baie mais aussi déambuler dans la rue des cafés et restaurants pour déguster une bière et une pizza au feu de bois. C’est d’ailleurs ce que l’on s’accordera pour achever cette belle journée. Mais avant cela, nous continuons notre promenade sur la jetée où une colonie de petits manchots sortirait chaque soir. Nous sommes en plein après midi, nous ne pensons donc pas voir une quelconque curiosité marine, mais nous regardons au cas où, et ce sera, malheureusement sans succès. Alors nous reprenons la direction de la ville, lorsque je reçois l’appel de notre ami Cédric, qui est actuellement à Melbourne. Je lui raconte l’anecdote des manchots, et m’affirme qu’on peut les voir en plein après midi, mais il faut regarder sous les rochers, et par conséquent se baisser et observer. Ni une, ni deux, on y retourne pour être sûr de ne pas manquer ça. Et en effet, après une recherche intensive, on tombe sur ces palmipèdes nains, et on profite de longues minutes de cette merveille naturelle.
Après cela, nous remontons dans la rue des cafés/bars, pour découvrir la seconde merveille « naturelle », en effet, à travers une vitrine, on aperçoit de la Karmeliet ! Un signe de dieu, forcément. La tentation est trop forte, on se presse d’entrer, pour admirer cette collection de bières belges à l’autre bout du monde. Qu’importe le prix, tant que nous avons de la bonne bière, Triple Karmeliet pour Monsieur et Kasteel Rouge pour Madame, nous étions comme des enfants devant leur cadeau de Noël.
Nos sacs chargés de trésors, nous jouissons de notre pizza/pinte avant de regagner Melbourne City by night J. Des buildings la nuit, c’est toujours plus beau que la journée, même si ça reste des buildings… Bref, nouvelle marche nocturne, pour découvrir la vivacité de Melbourne sous d’autres aspects puis nous rentrons une nouvelle fois en gare, pour reproduire le scénario et retrouver notre van.

Wilsons Promontory : Parc National grandiose

Bon, nous devions nous arrêter à Melbourne et faire la route en sens inverse vers la côte Ouest, mais encore une fois, nous ne voulons rien manquer, et sous les conseils avisés de Cédric, on n’hésite pas longtemps. Nous voilà donc repartis en quête de nature et grands espaces. Wilsons Promontory, nous aura comblé pour cela. Entre magnifiques plages, montagnes, rivières, kangourous bicolores et wombat. (Bon le seul wombat qu’on aura vu, était mort, renversé par une voiture qui y a laissé son pare-choc…) Nous pensons y passer une journée, finalement nous y sommes retournés le lendemain, tant les randonnées étaient belles, et les paysages grandioses.
Au retour de Wilsons, nous prenons la route pour Phillip Island, les routes étant longues, on décide de s’arrêter 5 minutes pour une pause café. Je me gare sous un arbre, puis Sab lève les yeux, et aperçoit le seul koala de la région agrippé à une branche qui est secouée par le vent. Même des locaux qui se promenaient à ce moment là s’étonnaient de voir un koala dans leur village. Si ça c’est pas du bol !

Phillip Island : L’île aux manchots

On y fait une grosse randonnée malgré le vent qui souffle fort, les paysages sont toujours au delà de nos espérances et ce n’est pas plus mal. Phillip Island est également connu pour le défilé de manchots, mais ils ont commercialisés ce phénomène, et on n’allait certainement pas nourrir leur commerce, d’autant que nous avions été chanceux d’en voir à Melbourne. On a préféré mettre notre argent dans un bon fish&chips et faire des randonnées et admirer les rochers frappés par l’océan au sud de l’ile ! D’ailleurs, il y aurait également des lions de mer qui vivent près de ces rochers, mais sans jumelles, impossible de les voir… Maintenant que nous avons vu ce que nous voulions voir, il est temps de retourner de l’autre côté de l’Australie pour se rendre dans le Western Australia. Etant donné que nous repassions par Melbourne, on en a profité pour rendre visite à Cédric fraîchement emménagé, pour boire un café et échanger de nos parcours respectifs. On s’était vu à Brisbane la dernière fois, qui sait ? Nous nous reverrons peut être sur la côte Ouest 😉

Le Victoria, c’est fini, retour dans le South Australia

Cette fois, on ne prend plus la Great Ocean Road, d’autant que nous apprendrons plus tard par le biais d’un gentil courrier de Melbourne, que la Police nous a flashé pour 10km/h au dessus de la vitesse autorisée. 300 dollars et 3 points, rien que cela ! 70, au lieu de 60… Ce sont des cow boys dans le Victoria.
Bref, de peur d’être bloqué à l’aéroport pour le retour en France, on paie nos amendes… En espérant ne plus en avoir ! Donc Great Ocean Road, fini, on reprend donc la route par les terres pour atteindre les Grampians NP, c’est également un bon conseil de Cédric. On trouve un camp gratuit au nord du Parc National, le seul gratuit, mais pour cela, il faut emprunter une longue route non bitumée bien abimée. Mais on a le temps et on profite pour observer les kangourous qui se sauvent en courant, enfin en sautant, lorsqu’ils entendent notre van. Enfin arrivé au camp, je cherche du bois pour allumer un feu pour cuisiner, une première ! Délicieuse expérience, qui sera sans aucun doute à refaire. Puis à la tombée de la nuit, de nombreux kangourous viennent nous rendre visite et se nourrissent de feuilles sur les arbres environnants, et les kookaburra font résonner leur chant, très surprenant à la première écoute (il y a des chimpanzés en Australie ?? non, non ce sont des oiseaux…)
Le lendemain, fraîchement réveillés et prêts pour de nouvelles randonnées, nous découvrons les douches de bush. Il s’agit d’une cabine, et à l’intérieur un grand seau métallique qu’il faut hisser à l’aide d’une poulie. On remplit donc le seau d’eau de pluie provenant des containers, et c’est parti pour 5 minutes de douche hors du commun. Un peu froide, certes, mais on s’en fout, on est content et on est propre. On fait ensuite une grosse randonnée au travers des canyons, qui nous rappellent notre échappée dans le désert. Les roches ne sont pas rouges, mais la promenade est tout aussi incroyable. Encore une fois, nous étions parti pour ne faire qu’une journée, finalement nous en ferons 3, pour profiter de toutes les richesses du parc entre points de vue et cascades mais aussi pour récidiver l’expérience de la douche au seau.

La péninsule d’Eyre avant la Nullarbor

Reprise de la route pour découvrir la péninsule d’Eyre, et atteindre Port Lincoln, capitale du thon, et comme nous adorons le thon, on y va les yeux fermés. Plusieurs jours pour longer la côte de cette péninsule, et on se retrouve déjà dans le désert. Je vous passe donc le chapitre caca bush et compagnie. Quelques nuits passées en bord de mer, le van garé sur le sable et surplombant l’océan, n’est pas désagréable. Arrivé à Port Lincoln, qui est en fait la seule ville de la péninsule, où on y trouve essence et supermarchés, on s’accorde une nouvelle fois un Fish&Chips, mais cette fois avec le poisson frais péché de la matinée, un régal !
On assistera ce soir là à un coucher de soleil spectaculaire prenant toutes les teintes de rose et de orange. Puis on remontera par la côte ouest de la péninsule, toujours désertique, mais de nombreux arrêts le long de la côte sont indispensables. Baptisé la Great Ocean Drive, on en prend encore plein les yeux, on va finir par se bruler la rétine avec de tels paysages. Côté faune, nous ne sommes pas en reste, entre les champs peuplés de moutons, les perruches roses et blanches, les lézards, les « oies » grises au bec jaune…
On retrouve enfin une pseudo ville à Céduna pour faire le plein d’essence et de nourriture, puisqu’une longue route nous attend : la Nullarbor, 2700 km.
Avant d’attaquer la plaine mythique de Nullarbor, on regarde notre compteur, et à la stupéfaction générale, on a déjà fait plus de 10 000 km depuis la dernière révision datant du mois précédant.
On tombe donc sur un garage à Céduna, où les employés ne doivent pas avoir l’habitude d’avoir des backpackers comme clients. Le mécano tente alors de nous arnaquer, puis on discute 5 minutes, et il baisse son prix. Celui là nous convient, puis il rebaissera une nouvelle fois son prix si l’on paye en cash. Parfait. Huile et filtres changés, nous sommes prêts pour ré-affronter le désert et la plus longue ligne droite de l’Australie, 146.6 km sans le moindre virage.

Encore une fois, on vous zappe les étapes, pleins d’eau, de boîtes, mise à jour de la playlist musicale et pauses matinales dans le bush…
Sur la route on verra le panneau que nous attendions tant qui avertit des traversées possibles de wombats, de kangourous et de dromadaires sur des distances de plus de 100km ! A notre plus grand regret, nous n’avons vu aucun de ces animaux, en même temps, on conduit la journée, et c’est plus sûr pour notre pare choc.

La suite dans un prochain article 😉