Fini les températures au dessus de 40°, cap vers le sud pour un bon bol d’air frais.

Melbourne n’était pas prévu au programme de notre trip, c’était d’ailleurs un de nos regrets émancipé et comme on ne veut rien regretter, on s’est accordé un petit détour de plusieurs milliers de kilomètres pour rouler sur la route dont tout le monde parle : la Great Ocean Road, quel joli nom, n’est ce pas ? Ca envoie du rêve et ce n’est rien de le dire…

 

En route vers la Great Ocean Road, enfin pas encore

 

Après 2 journées à Adélaïde, visites de musées divers et promenade sur le célèbre marché couvert : des banalités que nous offrent les grandes villes d’Australie. On attaque les hauts d’Adélaide, où l’ambiance est champêtre, et l’où on y découvre des paysages vallonnés, où les moutons sont présents partout. On n’en avait pas vu sur la côte Est, ils sont tous là ! Enfin s’il n’y avait que les moutons 😉 Il paraîtrait que de nombreux koalas sauvages bordent les routes, perchés dans leur eucalyptus. Mais bon, à ce stade, ça reste un mythe, car on n’en a vu aucun en liberté sur la côte Est.

On fait escale pour la nuit à Meadow, où l’on rencontre une famille de voyageurs… une famille ??, oui on peut aussi voyager avec des enfants (Note pour plus tard). Ceux là nous donnent l’adresse d’un camp, à 50 km de Melbourne, proche d’une gare, qui nous permettra d’aller en ville sans le stress des bouchons et pouvoir dormir sereinement. On y reviendra…

Première nuit hors de la ville, dans les hauteurs, et il fait très froid, au moins 18 degrès ! Mais avec la chaleur à laquelle on s’était acclimaté depuis des mois, on a dû ressortir nos blousons. Maintenant c’est sûr, le désert est derrière nous.

 

Un koala dans la ville

Reprise de la route, on décide de longer la côte, en direction de Portland, en espérant découvrir les prémices de la Great Ocean Road ! En fait, non ! on longe la côte, mais on ne voit pas l’océan, il n’y a rien, mais quand on dit rien, c’est rien. Nous voilà une nouvelle fois sur une route désertique avec quelques villes étapes, mais rien de transcendant. La bonne nouvelle, c’est qu’on ne transpire plus comme des bœufs sur nos sièges molletonnés, la température aidant. Le South Australia et le Victoria nous rappellent le climat tempéré de notre pays natal, et c’est pas plus mal (enfin pour dormir la nuit).

Après 800 km de route, on atteint Portland et de ce fait de la civilisation, des douches publiques chaudes en pleine ville, un luxe qu’on ne s’était pas offert depuis longtemps. On déjeune sur un banc public proche du port, juste le temps de se faire racketter par les oiseaux. (Il faut savoir qu’en Australie, les racailles de chez nous, c’est les oiseaux, Magpies et mouettes en tout genre à l’affut de la moindre petite miette ou saucisse dorant au barbecue.)

Puis on se rend à l’un de nos endroits favoris, la bibliothèque, celle où je passe des heures pour essayer de poster une vidéo ou un article de blog…:P On traverse donc la ville, et là Sab crie,

« Arrête toi, il y a un koala !!!!!! »

  • il y a quoi là ?
  • Oui un Koala
  • Allez arrête t’as halluciné… Merde ! un Koala, je m’arrête ! »

A peine stationné, Sab saute du van, et suit le koala, il est en panique, complétement perdu au milieu de la circulation, les voitures s’arrêtent, et il monte au premier arbre qu’il voit, un sapin ! Euh, ce ne sont pas les eucalyptus, normalement ??! Celui là n’avait pas le temps de chercher un eucalyptus, d’ailleurs il n’y en avait pas. Le petit animal est effrayé, suspendu à l’arbre épineux que nous observerons pendant de longues minutes.

On le laisse tranquille pour ne pas le stresser davantage, et sommes complétement étonnés de ce que l’on vient de voir. Finalement, le mythe n’est plus, il y a bien des koalas en liberté dans le sud 😉

 

Tower Hill Reserve : volcan endormi et terre d’accueil de la vie sauvage

 

On trouve un camp à Narrawong, pas très loin de Portland, où on retombe sur un koala le lendemain matin, toujours aussi peureux, mais on ne peut pas le nier, ils sont quand même attachants. Ok, ils sont bêtes comme Jean Lefebvre, mais ils sont attachants.

On rembarque dans notre van en direction de Port Fairy. Au court de la route, les paysages s’embellissent, on aperçoit les premières belles plages côtières, mais la température de l’eau pourrait en décourager plus d’un. (A part les nordistes, forcément).

Puis à quelques kilomètres de là, nous ferons des randonnées à Tower Hill Reserve, qui est l’une des formations volcaniques la plus fascinante du Victoria. L’endroit est connu pour avoir une faune et une flore variées autour du cratère du volcan endormi. Avant même de commencer la randonnée, Sab passe aux toilettes, et aperçoit quelqu’un regarder en hauteur dans un eucalyptus. Ce signe ne trompe pas, il est évident qu’un koala roupille dans son arbre. On s’approche, et en effet, à seulement 2 mètres de hauteur, celui ci est tranquillement niché dans les feuillages. Quelques minutes d’observation s’imposent avant de démarrer la dite randonnée. Nous ne verrons pas d’autres curiosités animalières durant la marche, mais c’est au retour en van, en sortant du parc, qu’on assistera au défilé de 2 émeus marchant devant notre voiture pendant 1 kilomètre. Les émeus sont d’énormes oiseaux d’Australie (jusqu’à 2 mètres), dotés de 3 orteils, de courtes ailes, et d’un plumage original faisant penser à une chevelure grasse… Il peut courir en sprint à 70km/h !

 

Great Ocean Road : Here we are !

 

Après cet aparté de documentaire animalier, on peut reprendre notre route et atteindre, enfin, la Great Ocean Road. C’est l’une des plus spectaculaires routes côtières du monde et on comprend rapidement, les points de vue s’enchaînent, on ne peut pas faire 5 km sans s’arrêter tant les panoramas sont nombreux. Chaque arrêt se ressemble, mais l’émerveillement est à son comble à chaque instant. Voir ces vertigineuses falaises calcaires frappées par la violence de l’océan, et découvrir l’érosion des roches s’intensifiant au fil des années, nous offrent un paysage inédit et fascinant. On découvre alors tour à tour Bays of Island, Bays of Martyrs, Peterborough Beach, Grotto Gorge, London Bridge, The Arche, Loch and Gorge, Twelve apostles, Gipson Step, Johanna Beach et on en oublie sûrement. Le plus célèbre reste les 12 apôtres, c’est devenu une véritable attraction touristique, qui gâche malheureusement cette merveille naturelle. Difficile de prendre une photo, sans avoir un Asiat’ dessus 😉

Durant toute cette route, le soleil était avec nous et amplifiait la beauté de ces paysages, après quelques jours maussades à Adélaïde, on retrouve le soleil pile poil au bon moment !

On sort peu à peu de la Great Ocean Road, en direction du Cape Otway, où certaines routes sont connues pour être peuplées de Koalas. On gare donc notre van au bord d’une route boisée d’eucalyptus, et démarrons une marche le long de cette route, puis nous apercevons 1 koala, puis 2, 3, 4, 5… C’est bon Sab est à son comble et on reste des heures à espérer que l’un d’entre eux daigne bouger de son sommeil profond. Quelle bande de fainéants ces koalas !

On rejoint ensuite le Cape Otway où nous dormirons dans le bush, au bord de l’océan. L’endroit est désertique, mais plus rien ne nous retient après notre escapade dans le désert 😉

Le lendemain, nous mettons le cap sur Apollo Bay, où nous prendrons encore une fois une douche chaude. Le sud est vraiment bien pour ça, on trouve des douches chaudes partout ! Puis nous passerons par le Cape Patton, et arriverons à Kennett River.

Kennet River est une toute petite ville dans le Victoria, devenue touristique pour son beau paysage côtier, mais la ville est aussi réputée pour être le meilleur endroit en Australie pour voir des koalas sauvages. On n’a d’ailleurs aucun mal à trouver où ils sont cachés, étant donné l’affut touristique autour des arbres, flashant sans retenu les boules de poils grises. Des bus et de nombreux vans sont garés pour aller déranger les paresseux koalas. Malheureusement, on en fait partie également. Mais cet endroit réputé pour rencontrer des animaux sauvages, prend une tournure de zoo.

On prendra tout de même quelques minutes pour observer les koalas, mais aussi les perruches multicolores, qui n’hésitent pas à se poser sur nos épaules, pour réclamer un petit encas !

 

Direction Melbourne

 

Et retour au volant de notre bolide, pour continuer notre route vers Melbourne.

Nous ferons une halte à Anglesea, où son terrain de golf est connu pour être peuplé de kangourous, les golfeurs font tranquillement leur partie pendant que les kangourous comptent les points… Curieux mélange de vie sauvage et de sport pour fortunés.

On arrive alors à Geelong, où l’on retrouve des centres commerciaux, nous permettant de faire quelques courses, puis direction Little River ! Si vous avez suivi, c’est le plan que nous a donné la famille rencontrée près d’Adélaïde.

On se renseigne alors pour prendre le train jusque Melbourne, et l’aller ne coûte que 3,70 dollars, et le tram est gratuit en centre-ville de Melbourne ! Pour cela il faut tout de même acheter le pass Myki qui coûte 6 dollars, et on peut recharger la carte en fonction de nos besoins de déplacements.

Au final, c’est vraiment un bon plan pour voyager dans Melbourne, sans galérer à trouver une place en ville, et éviter les embouteillages communs aux grandes villes.

On passe alors une petite semaine à Little River. Le prix à payer est tout de même d’entendre les trains arrivant en gare à toute heure de la nuit. Mais on s’y habitue vite, et nos nuits restent très convenables.

Nous sommes déjà aux portes de Melbourne, il fait frais et sommes impatients de voir la soit disant ville où il fait bon vivre, elle est au top du palmarès depuis maintenant 4 ans !

 

Pour connaître notre aventure à Melbourne, chers lecteurs tapez 1.

Mais non, m’man, ne tape pas, ça marchera pas. Il va falloir patienter un peu, comme toujours 😉 N’hésitez pas à commenter sur le blog.